Troisième épisode d’une série en quatre parties sur le système DCP : désinformation, conspirationnisme, propagande.
Xenia Fedorova est censurée. Elle vous le dira elle-même : dans ses chroniques sur CNews et Europe 1, dans son émission hebdomadaire sur C8, et dans le livre qu’elle a publié à ce sujet. Ancienne directrice de RT France, la chaîne russe interdite dans l’Union européenne pour propagande d’État, elle n’a pas disparu avec sa fermeture : elle en a fait une carrière. Sa seule activité publique consiste à dénoncer le silence qu’on lui impose.
Personne ne censure aussi bruyamment.
Ce paradoxe n’est pas une maladresse. C’est le dispositif. Et le comprendre oblige à déplacer la définition de la propagande : non plus ce qu’elle dit, mais ce qu’elle fait.
Ce que la propagande n’est plus
La propagande, dans l’imaginaire ordinaire, ressemble à une affiche de guerre : une image nette, un message fort, une intention déclarée. Elle s’adresse à quelqu’un. Elle veut le convaincre. Elle lui propose un récit concurrent à celui qu’il a déjà.
Ce modèle s’est usé. Non parce qu’il a disparu, mais parce que sa reconnaissance même l’a érodé. L’affiche de guerre fonctionne encore là où le sentiment patriotique est entretenu par l’État et où le doute public est coûteux. Ici, elle paraît grotesque : trop nette, trop déclarée, trop visiblement intéressée. Cette maladresse apparente n’est pas un défaut de fabrication. C’est le signe d’un écart culturel. Un récepteur habitué au pluralisme médiatique et à la critique institutionnelle reconnaît immédiatement le registre, et cette reconnaissance suffit à en neutraliser l’effet. Mais la logique substitutive n’a pas disparu avec le support : elle a migré vers des vecteurs qui lui restituent l’apparence de l’authenticité (réseaux sociaux, podcasts de « dissidence », influenceurs politiques, chaînes YouTube souverainistes) où le message direct se présente non plus comme communication d’État, mais comme parole affranchie. La forme se renouvelle ; la fonction reste.
Ce qui a changé, en revanche, c’est que ce régime n’opère plus seul.
Dans le système DCP, la propagande n’est pas définie par ses techniques historiques ni par les intentions qui la sous-tendent. Elle est définie par sa fonction : elle est un opérateur d’orientation, de sélection et d’amplification. Elle ne fabrique pas nécessairement ce qu’elle diffuse : une large part du matériau circule déjà, produite par d’autres dynamiques. Elle repère, sélectionne, réinscrit dans une direction. Elle contextualise des fragments épars, accentue ce qui sert, invisibilise ce qui gêne, et oriente l’ensemble vers un effet politique, affectif ou comportemental identifiable.
Le modèle substitutif : produire une image concurrente
Le premier régime de la propagande est donc celui du soft power, tel que Joseph Nye l’a formalisé[1] : elle cherche l’adhésion par attraction. Elle diffuse une image, des valeurs, un récit de légitimité. Elle vise à rendre désirable un ordre du monde, une autorité, un modèle. Elle suppose un récepteur que l’on cherche à convaincre, et un émetteur dont la source reste identifiable. C’est la propagande comme compétition narrative : deux images s’affrontent, et l’une doit l’emporter.
Lorsque le média Russia Today (RT) arrive sur le marché médiatique occidental, son positionnement emprunte les codes du journalisme indépendant pour porter un récit de substitution explicite : la Russie comme victime d’un ordre médiatique et géopolitique occidental partial, comme puissance incomprise défendant des valeurs populaires que les élites libérales auraient trahies, comme interlocutrice naturelle de tous ceux que la mondialisation a laissés de côté. « Question More », « Osez questionner » en France, est moins une invitation au scepticisme général qu’un scepticisme orienté : doutez des vôtres, pas de nous.
Le récit concurrent est construit en creux : si vos dirigeants vous ont menti sur l’Irak, sur la crise financière, sur les migrations, alors la parole russe mérite au moins le même crédit. RT ne prétend pas à la supériorité du modèle : ce serait trop grossier. Elle prétend à l’équivalence, et dans cette équivalence, elle installe Vladimir Poutine comme le dirigeant qui dit ce que les peuples pensent, qui résiste à des élites corrompues, qui défend des identités que Bruxelles et Washington cherchent à dissoudre. La Russie n’est pas présentée comme un régime autoritaire à imiter, mais comme une société normale, ancrée, souveraine, par contraste avec des démocraties libérales décrites comme artificielles et imposées.
Ce qui fait de RT un exemple charnière : la substitution narrative y est réelle, mais elle s’appuie déjà sur la dégradation du substrat adverse pour produire ses effets. Elle annonce le passage au modèle inductif sans l’avoir encore pleinement franchi.
Le modèle inductif : dégrader le substrat
Le second régime est d’une nature radicalement différente. Forgée en 2017 par Christopher Walker et Jessica Ludwig, la notion de sharp power désigne un mode d’influence propre aux régimes autoritaires, distinct du soft power par ses objectifs et du hard power par l’absence de coercition directe[2]. Là où le soft power propose une image désirable, le sharp power, selon la définition de Walker et Ludwig, perce, pénètre ou perfore l’environnement politique et informationnel des démocraties cibles, non pour convaincre, mais pour saturer, brouiller et dégrader.
Deux régimes, deux logiques
Le modèle substitutif opère à source identifiable : l’émetteur est visible, le récit est central, l’objectif est l’adhésion. Il suppose un récepteur à convaincre et produit quelque chose qu’on peut réfuter.
Le modèle inductif opère à source diffuse ou délibérément brouillée : le récit y est optionnel, l’objectif est la saturation et la dégradation du signal. Il ne produit rien qu’on puisse corriger ; il prépare un milieu où le récepteur produit lui-même la lecture souhaitée.
Ce déplacement du modèle substitutif au modèle inductif n’est pas une catégorie stabilisée dans la littérature : ni Walker et Ludwig, ni le rapport du NED de décembre 2017, ne formalisent cette bifurcation en ces termes. C’est ici une extrapolation théorique construite à partir de la logique interne du sharp power tel qu’ils l’ont défini, non un écart à leur cadre, mais une conséquence qu’ils n’ont pas tirée explicitement. L’objectif est de rendre visible la différence fonctionnelle entre un dispositif qui opère encore par le récit, et un dispositif qui peut s’en passer entièrement dès lors que le substrat est suffisamment dégradé. Le sharp power ne renonce pas au récit, mais dans un milieu suffisamment dégradé, il peut s’en passer. C’est ce qui en fait le régime le plus difficile à contrer : là où la propagande substitutive peut être réfutée, la propagande inductive n’a rien produit qu’on puisse corriger. Il lui suffit de dégrader le signal informationnel jusqu’au point où le récepteur, livré à ses biais cognitifs ordinaires, produit lui-même la lecture souhaitée.
C’est ici que la doctrine du firehose of falsehood prend son sens analytique. Christopher Paul et Miriam Matthews, dans leur étude pour la RAND Corporation en 2016[3], ont caractérisé le modèle russe de propagande par quatre traits : volume élevé et diffusion multicanal, rapidité et continuité, indifférence à la vérité, rejet de toute cohérence interne. Cette dernière caractéristique est la plus contre-intuitive, et la plus révélatrice. La propagande classique cherche la cohérence : un récit crédible doit se tenir. Le firehose, lui, produit délibérément de l’incohérence. Son objectif n’est pas de convaincre, mais de désorienter, de saturer et de dégrader le signal au point où toute hiérarchie entre les énoncés devient impraticable.
Si l’information est une image, le firehose constitue le grain : non pas du bruit accidentel, mais du grain intentionnellement produit. Dans une image suffisamment dégradée, le cerveau, qui est conçu pour détecter des formes dans le désordre, commence à lire des structures qui n’y sont pas. C’est le phénomène de la paréidolie : la face dans les nuages, les silhouettes dans les branchages. Ce n’est pas une hallucination. C’est le fonctionnement normal d’un système cognitif confronté à un signal ambigu. Ce mécanisme n’est pas une pathologie : il traduit une propriété fondamentale du système cognitif. La psychologie cognitive a documenté notre tendance constitutive à détecter des structures dans le bruit, ce que Michael Shermer nomme patternicity : l’inférence d’un patron signifiant à partir de données aléatoires ou ambiguës[4]. Cette tendance s’articule à ce que Justin Barrett a formalisé comme Hyperactive Agency Detection Device (HADD) : une propension évolutivement avantageuse à inférer une intentionnalité derrière des phénomènes dont l’origine est incertaine[5]. Le biais de confirmation (Nickerson, 1998) assure ensuite la sélection : parmi les structures détectées, nous retenons prioritairement celles qui s’accordent avec nos schémas préexistants[6]. La paréidolie narrative est la résultante de ces trois mécanismes appliqués à l’espace informationnel : détection de formes, attribution d’intention, filtrage confirmatoire. Dans un signal volontairement corrompu, ils ne dysfonctionnent pas ; ils fonctionnent exactement comme prévu, et produisent précisément l’effet recherché.
L’incendie de Notre-Dame, le 15 avril 2019, en offre la démonstration la plus nette. Pendant que la cathédrale brûle encore, avant toute enquête, avant tout communiqué officiel, les récits conspirationnistes émergent simultanément depuis des horizons politiques qui ne se coordonnent pas : Emmanuel Macron a provoqué l’incendie pour détourner l’attention des Gilets Jaunes ; c’est un attentat islamiste ; une opération maçonnique ; une vengeance talmudique. Ces récits sont incompatibles. Ils ne peuvent pas être simultanément vrais. Mais ils partagent la même structure : intentionnalité, dissimulation, bénéficiaire identifiable. Un pompier en veste jaune est identifié comme un incendiaire ; une statue prise pour un spectateur. La paréidolie est presque littérale. Chaque milieu a lu sa propre figure dans le même signal ambigu, en appliquant spontanément une grammaire du soupçon déjà disponible à un événement réel et traumatisant. Aucune opération coordonnée n’a été documentée en amont. L’amplification est venue après, sur des formes déjà constituées. Le grain était là ; personne n’avait indiqué quoi y lire.
La pénétration : exploiter l’asymétrie
Le sharp power opère selon trois registres articulés. La pénétration d’abord : financement de médias, de think tanks et d’institutions culturelles, cooptation de relais d’influence dans les espaces politiques, académiques et médiatiques des démocraties cibles. La manipulation ensuite : saturation informationnelle, amplification des structures de soupçon existantes. La dégradation enfin, qui est la finalité que les deux premiers rendent possible.
La pénétration est le registre le plus difficile à identifier, précisément parce qu’il exploite les valeurs démocratiques elles-mêmes. Walker et Ludwig ont souligné l’asymétrie fondamentale : les régimes autoritaires dressent des barrières à l’influence extérieure chez eux, tout en exploitant l’ouverture des démocraties à l’étranger. Le pluralisme médiatique, la liberté d’expression, la valorisation du débat contradictoire : ces forces des démocraties deviennent des points d’entrée. Mais l’asymétrie ne s’arrête pas à l’installation du dispositif, elle se prolonge dans sa défense. Tout propagandiste identifié et sanctionné se réfugie derrière les valeurs qu’il a exploitées pour s’installer : il crie à la censure, invoque le pluralisme, se pose en victime des démocraties qu’il cherchait à déstabiliser. La liberté d’expression a d’abord servi de point d’entrée ; elle sert ensuite de bouclier. Ce n’est pas une posture de défense improvisée. C’est la dernière opération du dispositif, et l’une des plus efficaces, précisément parce qu’elle met les démocraties en contradiction avec elles-mêmes.
L’épisode Douguine-France Culture, analysé ici en décembre 2025, en est l’illustration précise. Le 23 novembre 2025, France Culture offre cent minutes d’entretien non contradictoire au principal théoricien du néo-eurasisme, référence intellectuelle du Kremlin. La rédaction croit faire son métier : exposer une pensée controversée, laisser l’auditeur juger. Douguine y fait du sharp power : chaque apparition dans un média occidental respectable produit un effet de validation symbolique. Les réseaux pro-Kremlin peuvent désormais affirmer que même France Culture reconnaît la pertinence de sa pensée. Les récits de relativisme moral trouvent un point d’appui factuel. La source ne convainc pas directement, elle installe un capital symbolique réutilisable, démontre la perméabilité de l’espace médiatique français au moment précis où Moscou intensifie sa pression. Lorsque des chercheurs et des auditeurs ont mis en cause cette invitation, le producteur de l’émission et le directeur des programmes de France Culture ont chacun publié une réponse pour défendre leur choix éditorial au nom de la liberté intellectuelle et du pluralisme des idées. Douguine, lui, n’a pas eu besoin de réagir. Le capital symbolique était constitué, et la confusion entretenue sans qu’il ait à intervenir : preuve que le dispositif fonctionne même lorsqu’il est exposé, et que la confusion qu’il produit contamine jusqu’à ceux qui pensaient simplement faire leur métier.
L’articulation : le reset du déficit de confiance
La raison pour laquelle le soft power seul ne suffit plus n’est pas principalement institutionnelle. Elle est historique. Un siècle de propagande documentée, des grandes campagnes de la Guerre froide aux opérations d’influence rendues publiques par les archives déclassifiées, les commissions parlementaires, les recherches académiques : tout cela a produit une méfiance structurelle envers la communication des régimes autoritaires. La propagande substitutive, avant même d’être évaluée sur ses mérites, est identifiable comme telle, et cette identification la disqualifie en amont. Elle entre dans le champ d’un récepteur déjà partiellement immunisé.
Surmonter ce déficit de confiance par accumulation serait un projet de décennies, structurellement hors de portée pour des régimes dont la nature même interdit la transparence que la crédibilité exige. Le sharp power propose une solution radicalement différente : ne pas se hisser au niveau de confiance des démocraties libérales, mais faire descendre celles-ci au même niveau de soupçon. Non pas combler le fossé, mais le supprimer.
C’est la fonction précise des fausses équivalences morales : elles ne visent pas à défendre un régime autoritaire, mais à disqualifier symétriquement tous les régimes. CNN ment autant que RT. Washington intervient autant que Moscou. Toutes les démocraties sont des oligarchies qui s’ignorent. L’objectif n’est pas d’être cru. C’est de rendre le doute universel, et d’opérer ainsi un reset du déficit de confiance : une remise à zéro qui recrée un terrain sur lequel la propagande peut de nouveau fonctionner comme simple proposition narrative, un choix de société parmi d’autres, à prendre ou à laisser.
Dans ce milieu reconstitué, le soft power retrouve une efficacité que l’accumulation historique lui avait ôtée. Le récit ne s’y présente plus comme manipulation identifiable, mais comme alternative. Le récepteur, livré à une méfiance désormais indifférenciée, n’a plus de boussole pour distinguer la source orientée de la source indépendante. C’est l’inversion accusatoire (l’ingérence, c’est les autres) dans sa forme la plus stratégique : non pas convaincre de l’innocence russe, mais faire de l’ingérence une propriété générique du monde, et de la méfiance une neutralité.
Le sharp power dégrade. Le soft power récolte. Ce n’est pas une métaphore : c’est la séquence fonctionnelle d’un système où la sape précède, prépare et conditionne la récolte. Où l’on amollit les positions avant d’avancer. Et c’est précisément pourquoi les réponses centrées sur la réfutation des contenus (fact-checking, démenti institutionnel, correction des récits), pour indispensables qu’elles soient, sont structurellement insuffisantes : elles répondent à la proposition narrative, pas au terrain qui lui a restitué sa plausibilité.
Une fois le terrain préparé, le soft power n’a plus à convaincre : il lui suffit de proposer. Et ce qu’il propose n’est pas un modèle concurrent à évaluer, mais une sortie, un recours contre les souffrances que le régime dégradé a appris à imputer à la démocratie libérale elle-même. Ses échecs réels, ses contradictions, les effets secondaires de ses politiques : tout ce que le sharp power a placé sous un miroir grossissant devient, dans ce second temps, la preuve d’un épuisement de modèle. L’autoritarisme réactionnaire n’a pas besoin de se justifier en propre. Il se présente comme l’envers de ce qui fait souffrir, le refuge des valeurs séculaires et identitaires, dont les errements historiques ont été effacés par le travail de saturation qui précède. Ce n’est pas une démonstration. C’est une offre faite à un récepteur qui a été conduit, pas à pas, à ne plus avoir d’autre cadre pour l’évaluer.
La finalité : dégrader, non convaincre
La dégradation est la finalité que la pénétration et la manipulation rendent possible. Son objectif n’est pas de substituer un récit à un autre, mais d’affaiblir les conditions dans lesquelles tout récit peut être évalué ; d’éroder la confiance dans les institutions, de rendre le doute systématique et la vérification épuisante.
Le sharp power ne cherche pas à être cru. Il cherche à ce que rien ne le soit plus.
C’est en ce sens que la finalité de la propagande, dans ce régime, coïncide exactement avec l’état que le solvant épistémique décrit : non comme effet secondaire, mais comme objectif délibéré. L’inversion accusatoire en est la forme la plus aboutie, non plus seulement pour brouiller les repères, mais pour paralyser la réponse : en noyant une ingérence documentée dans un nuage d’accusations symétriques non étayées, on ne ralentit pas seulement la capacité d’analyse, on épuise les institutions chargées d’alerter. Le démenti doit sans cesse courir après l’équivalence. Et pendant ce temps, rien n’est corrigé.
La propagande, dans ce régime, ne convainc plus. Elle suggère le sens, et laisse le récepteur déformer lui-même la perception du réel. Elle dégrade le substrat jusqu’au point où les paréidolies émergent spontanément, et n’a plus besoin de les produire.
Ce n’est pas la dernière fois que nous rencontrerons cette logique. Le quatrième épisode montrera comment désinformation, conspirationnisme et propagande se renforcent mutuellement dans une boucle auto-entretenue — et pourquoi les réponses centrées sur la correction des contenus ne peuvent pas en rompre la dynamique.
[1] Nye, J. S. (2004). Soft Power : The Means to Success in World Politics. PublicAffairs. La notion apparaît pour la première fois dans Bound to Lead, Basic Books, 1990.
[2] Walker, C. et Ludwig, J. (2017). « The Meaning of Sharp Power: How Authoritarian States Project Influence ». Foreign Affairs, 16 novembre 2017. Voir aussi le rapport : Sharp Power: Rising Authoritarian Influence in the Democratic World. National Endowment for Democracy, décembre 2017.
[3] Paul, C. et Matthews, M. (2016). The Russian « Firehose of Falsehood » Propaganda Model: Why It Might Work and Options to Counter It. RAND Corporation, PE-198-OSD.
[4] Shermer, M. (2011). The Believing Brain: From Ghosts and Gods to Politics and Conspiracies — How We Construct Beliefs and Reinforce Them as Truths. Times Books. La patternicity (tendance à trouver des structures signifiantes dans des données porteuses ou non de sens) y est définie comme l’un des deux processus cognitifs fondamentaux de la formation des croyances, avec l’agenticity.
[5] Barrett, J. L. (2004). Why Would Anyone Believe in God? AltaMira Press. (HADD, passim)
[6] Nickerson, R. S. (1998). « Confirmation Bias: A Ubiquitous Phenomenon in Many Guises ». Review of General Psychology, 2(2), 175–220.
