Du retournement d’un grief à la stratégie offensive
Depuis février 2022, un mot circule avec la régularité d’un réflexe : russophobie. Il est employé pour qualifier tour à tour une sanction, un fact-checking, l’expulsion d’un diplomate ou le soutien à un pays agressé. D’abord peu pris au sérieux, le mot a tout de même pénétré notre espace de débat démocratique et finit par s’y imposer sans qu’une définition précise n’émerge. Le terme, par sa construction et l’emploi du suffixe -phobie, emprunte aux catégories de discrimination établies une partie de leur charge morale. Reste à déterminer si le phénomène qu’il prétend désigner possède une réalité sociale comparable, ou si cette proximité lexicale constitue précisément une ressource argumentative.
Cet article ne dresse pas l’inventaire d’une discrimination anti-russe. Il examine une proposition plus précise : la russophobie invoquée dans le débat public constitue-t-elle un phénomène social structurel, ou l’accusation fonctionne-t-elle principalement comme un instrument de retournement ? L’existence possible d’actes anti-russes n’est pas en cause ; leur généralisation en fait de société l’est. La russophobie doit donc être examinée à la fois comme objet social à établir et comme opération argumentative à démonter.
Une saturation à dessein
Tout part d’une masse. Depuis des années, l’espace informationnel européen reçoit un flux continu de contenus hostiles ou clivants, dont les thématiques débordent largement la Russie elle-même : volume élevé, facture souvent grossière, canaux multiples, origine difficile à tracer, le tout couvert par un déni systématique. Ce modèle a un nom depuis 2016 : Christopher Paul et Miriam Matthews, à la RAND, l’ont appelé le firehose of falsehood[1]. Sa logique n’est pas de convaincre mais de saturer l’espace informationnel, de provoquer une surcharge afin de perturber notre capacité de discernement par l’épuisement. Le volume tient lieu de crédibilité ; la contradiction interne n’est pas un défaut mais un mode de fonctionnement. Des travaux ultérieurs ont précisé cette dynamique. En 2021, l’Allied Command Transformation de l’OTAN décrit des opérations exploitant les sujets clivants[2], cherchant à saturer le champ médiatique afin d’amplifier des messages négatifs déjà présents et produisant une boucle de rétroaction autour des contenus clivants occidentaux. Ces opérations ne créent donc pas nécessairement la fracture : elles la repèrent, l’alimentent et renforcent sa centralité dans le débat public.
Or dénoncer chaque instance de cette masse n’est pas gratuit. J’ai proposé ailleurs d’appeler ce coût l’alerte toxique[3] : j’ai décrit comment une action de vigilance peut, en dépit de son intention corrective, amplifier le contenu qu’elle prétend neutraliser, et entamer la crédibilité de ceux qui l’ont révélé. Ce n’est pas une intuition isolée. Whitney Phillips l’a documenté dès 2018 sous le terme d’oxygen of amplification[4] : l’attention médiatique agit comme un oxygène pour les acteurs extrémistes, provocateurs ou manipulateurs. Un rapport de Facebook de 2021 décrit sous le terme de perception hacking[5] une tactique par laquelle des acteurs cherchent à exploiter la crainte même des opérations d’influence pour créer la perception d’une manipulation plus vaste qu’elle ne l’est réellement.
Il faut aller un cran plus loin. La faiblesse même des faux peut devenir une ressource. Quand des contenus grossiers, presque invisibles, sont dénoncés avant d’avoir réellement circulé, leur médiocrité devient un argument retournable : « pourquoi parler autant de propagande russe, si personne n’a vu ces contenus ? » L’épisode récent des opérations de déstabilisation visant les campagnes d’Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal fournit un terrain d’observation[6]. Les alertes ont été rendues publiques alors que les contenus étaient décrits comme peu crédibles et à très faible retentissement. Leur accumulation a pu contribuer à un effet de saturation et de rejet. Ainsi, plus un faux est grossier et peu diffusé, plus sa dénonciation peut armer le discours qui présente la vigilance comme une obsession. La saturation peut alors préparer son propre retournement, et ce retournement a besoin d’un mot pour se dire. Ce mot, c’est la russophobie.
Le mot, et le seuil
Avant de l’employer, il faut le définir. Le suffixe -phobie n’est pas cosmétique : les mots ont un sens, et celui-ci en a plusieurs usages qu’il faut distinguer.
Au premier niveau, lexical, une -phobie sociale peut désigner une attitude : aversion, mépris, hostilité envers des personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance. À ce niveau, un individu peut être russophobe ; un incident isolé peut recevoir cette qualification sans engager à lui seul l’existence d’un phénomène social plus large.
Au second niveau, celui qui fait ici sujet, le mot sert à qualifier un fait social structurel. Le travail de Daniel Borrillo et Caroline Mécary fournit une distinction analytique utile[7]. Les auteurs refusent de réduire l’homophobie à sa seule composante affective et distinguent notamment une dimension individuelle d’une dimension cognitive, idéologique et structurante. Cette distinction permet de séparer l’acte isolé du système qui le rend régulier, prévisible et socialement organisé.
Ces deux niveaux ne sont pas deux intensités du même phénomène. Pour que la russophobie puisse être invoquée non comme qualification d’un acte individuel, mais comme fait social caractérisant une société ou un ensemble de sociétés, il faut franchir un second seuil : établir sa régularité, sa dimension structurelle et sa prévisibilité. Ce qui importe ici n’est donc pas l’existence possible d’actes anti-russes, mais la démonstration d’une hostilité attachée aux personnes comme catégorie, suffisamment stable pour pouvoir être anticipée par elles. En l’absence de cette démonstration, on ne peut passer de l’incident à la qualification structurelle.
Un acteur offre à cet égard un test particulièrement utile. Créée en 2016, l’association française Stop Russophobie se donne explicitement pour objet de combattre et documenter la russophobie. En avril 2022, elle annonçait qu’elle allait désormais « rapporter les cas les plus graves » et envisager leur défense juridique ; sa propre présentation reconnaît pourtant que, en France, le sentiment anti-russe « n’est pas massif dans la population ». Dans les publications accessibles de son site jusqu’en 2026, je n’ai identifié ni bilan chiffré, ni corpus systématique d’incidents en France, ni rapport permettant d’établir la régularité, la prévisibilité ou la dimension structurelle du phénomène : le site produit abondamment des commentaires politiques et géopolitiques, mais beaucoup moins la documentation probatoire que son objet laisserait attendre. Cette faiblesse documentaire mérite d’autant plus d’être relevée que l’association n’est pas extérieure à l’écosystème politique étudié. Dimitri de Kochko, l’un de ses animateurs, a présidé le Conseil de coordination des compatriotes russes en France, créé en 2011 lors d’un congrès organisé par l’ambassade de Russie et Rossotroudnitchestvo[8] ; avec Emmanuel Leroy, vice-président de Stop Russophobie, il a par ailleurs déposé en 2023 la marque figurative du Mouvement international russophile. Or ce mouvement est depuis décembre 2025 sanctionné par l’Union européenne, qui le décrit comme responsable de l’amplification de discours déstabilisateurs « au nom du gouvernement de la Fédération de Russie » et utilisé par celui-ci comme paravent pour influencer l’opinion publique étrangère[9]. Ces connexions ne démontrent pas un pilotage de Stop Russophobie par le Kremlin ; elles imposent en revanche de ne pas traiter ses affirmations comme celles d’un observateur indépendant sans examiner simultanément les preuves qu’elle produit.
Ce seuil est précisément celui qu’impliquent les usages structurels du terme. Lorsque Emmanuel Todd décrit une « russophobie postmoderne » de l’Europe orientale[10], et plus largement la russophobie comme un « fantasme » ou une « pathologie » des sociétés occidentales[11], il prétend exposer plus qu’une série d’incidents : il affirme un état collectif, sociétal. Lorsqu’une figure médiatique se dit persécutée en tant que Russe, elle réclame elle aussi un fait de catégorie. Dès lors, la charge de la preuve porte sur l’ampleur, la régularité et la prévisibilité du phénomène. Faute de quoi, on ne dispose pas d’une russophobie structurelle faiblement documentée ; on dispose d’actes ou de perceptions dont la généralisation reste à démontrer.
Or, soumis à ce crible, le discours sur la russophobie repose sur deux confusions. La première mélange le peuple et le régime : rejeter le Kremlin n’est pas une phobie des Russes.
L’hostilité à la politique d’un État ne se transforme en hostilité nationale que lorsque l’origine elle-même devient le critère du rejet. Un étranger qui soutient le régime de son pays d’origine est jugé de la même manière qu’un autre individu qui soutiendrait ce même régime : le tri porte alors sur l’alignement politique, non sur l’origine. La seconde confusion mélange le rationnel et l’irrationnel : le qualificatif « irrationnelle », appliqué au rejet, importe en fraude le registre clinique de la peur pour pathologiser une réaction qui, en réalité, peut se raisonner puisqu’elle répond à une conduite documentée d’un État. Les textes de Todd font travailler les deux registres : ils déplacent une part centrale de la causalité de la guerre hors de Russie, vers le « nihilisme » et la russophobie de l’Occident, et présentent le nihilisme ukrainien comme fusionnant avec celui de l’Occident. Quelle que soit son intention, cet argument réduit la responsabilité de l’agresseur et reporte une part de la faute sur ses victimes. C’est ce que produit l’argument ; il n’est pas nécessaire d’en dire plus.
Le retournement
De la confusion naît l’arme. Le grief russophobe opère un renversement symbolique : l’agresseur se pose en victime, et cette posture sert à désarmer les protections. Le simple fact-checking devient russophobie. La sanction devient censure, et russophobie. Le soutien à un allié devient encore russophobie. À chaque fois, le procédé évite le fond : il ne s’agit plus de démontrer que telle opération n’est pas russe, quand les indices tendent vers cette conclusion, mais d’exiger qu’on prouve définitivement qu’elle l’est et, en parallèle, de dénoncer une « obsession », puis de détourner l’attention vers ailleurs : la Roumanie, la corruption ukrainienne, tout sauf le point en cause.
C’est ici que la boucle se referme sur la saturation du début. L’accumulation d’attributions, même faibles, devient la preuve apparente du grief : « ils voient du Russe partout ». Plus les alertes sont nombreuses et grossières, plus le cadre « russophobie » paraît documenté. L’offre abondante de propagande, de manipulations grossières, d’actions hostiles et de déclarations clivantes fabrique ainsi la matière première de sa propre victimisation : c’est une victimisation par saturation.
On en a eu, cet été, une démonstration à la première personne. Dans une tribune du Journal du Dimanche[12], Xenia Fedorova, visée par un arrêté ministériel d’expulsion de France, retourne l’accusation portée contre elle : elle demande « où est l’ingérence ? », exige qu’on produise les preuves, puis glisse dans le même mouvement que « cette obsession de l’ingérence russe détourne l’attention ». Elle interroge la visibilité réelle des contenus, et referme sur la diversion. Le procédé y est visible en acte : non pas une réfutation de l’attribution, mais une manière de la rendre inaudible. Notre réaction au faux devient alors elle-même une ressource exploitable.
L’indistinction de crise
Reste le nœud, celui qui unifie tout le reste. Au moment du choc (une invasion, une crise), les mesures d’urgence prises par les sociétés visées sont d’abord indistinctes. On restreint largement avant de savoir trier finement, faute d’un appareil de tri déjà monté. C’est vrai côté personnes : à l’arrivée d’une migration massive, les infrastructures ne suivent pas, et l’on temporise. C’est vrai côté information : on signale une opération avant d’avoir affiné l’attribution, parce que la capacité de vérification est débordée. Dans les deux cas, l’indistinction ne prouve pas à elle seule une hostilité de principe : elle peut résulter d’un déficit temporaire de granularité.
La signature d’une contrainte logistique, c’est sa trajectoire : indistincte au choc, plus granulaire ensuite. Plusieurs indices vont dans ce sens. Sur le terrain culturel, le répertoire russe n’a pas disparu : si certaines manifestations culturelles ont pu être annulées en 2022 en réaction à la guerre initiée par la Russie contre l’Ukraine, dès l’année suivante, la Philharmonie de Paris programmait Rachmaninov, et sa saison 2025-2026 comporte plusieurs œuvres de Tchaïkovski[13]. Sur le plan des mobilités, l’Union européenne a suspendu en septembre 2022 l’accord de facilitation des visas avec la Russie : les conditions ont été durcies, sans instaurer une interdiction générale des visas, et le Conseil précisait que les lignes directrices devaient éviter des effets négatifs sur certaines personnes voyageant pour des motifs essentiels, notamment les journalistes, dissidents et représentants de la société civile[14]. En France, la CNDA a jugé en juillet 2023 que des Russes refusant la mobilisation ou ayant déserté peuvent, s’ils établissent leur situation, obtenir le statut de réfugié[15]. Ces éléments, s’ils ne prouvent pas définitivement l’absence de discrimination, sont en revanche plus compatibles avec une réaction de crise évolutive et différenciée qu’avec l’hypothèse d’une hostilité uniforme et permanente envers les Russes comme groupe.
Ce constat impose sa nuance. La vigilance à l’égard de la Russie peut imposer un coût à des personnes sans conduite propre : un ressortissant peut faire l’objet d’un contrôle ou d’une mesure dont la nationalité sert provisoirement d’indicateur indirect de risque. Cela ne suffit pas à rendre la mesure légitime. Il faut distinguer trois situations.
La première est la mesure individualisée : elle repose sur une conduite, un lien institutionnel, un financement ou un comportement identifiable.
La seconde est la mesure d’urgence imparfaitement individualisée : la nationalité sert temporairement d’indicateur indirect d’un risque que les institutions ne disposent pas encore des moyens d’évaluer avec suffisamment de finesse. Une telle mesure n’est pas automatiquement légitime parce qu’elle se réclame de la sécurité ; elle doit rester proportionnée, temporaire et tendre vers l’individualisation dès que celle-ci devient possible.
La troisième est la discrimination fondée sur l’origine : l’origine devient un critère autonome et durable, indépendamment de la conduite individuelle
La ligne est là, et elle est étroite. Le déserteur, l’exilé, l’opposant doivent pouvoir sortir de la catégorie politique définie par leur passeport. C’est la possibilité d’individualiser la conduite qui devient ici le curseur permettant de distinguer une précaution de sécurité d’une discrimination fondée sur l’origine. Le jour où l’indistinction persiste au-delà de ce que le montage des outils exige, elle cesse d’être seulement logistique et devient légitimement suspecte.
Le vrai sujet
Il faut alors nommer la chose pour ce qu’elle est. Comme fait de société au sens structurel, la russophobie n’est pas établie par les éléments invoqués ici : ceux qui l’emploient dans ce sens doivent en démontrer la systématicité. Plusieurs des cas mobilisés comme preuves de russophobie relèvent de la confusion entre rejet d’un régime et rejet d’un peuple, ou de réactions de crise dont le caractère discriminatoire doit être apprécié séparément. Ce n’est pas dire qu’aucun être humain ne peut être hostile à un Russe, comme il peut exister de l’hostilité envers n’importe quelle autre nationalité : de tels comportements peuvent relever d’une xénophobie générale, dont certaines manifestations sont motivées par leurs auteurs au nom du contexte de guerre. Mais un incident n’est pas un système ; l’existence d’un tel système reste à démontrer.
Le paradoxe apparaît lorsqu’on remonte à la chaîne causale. La conduite du Kremlin constitue nécessairement l’une des variables explicatives des manifestations de rejet apparues depuis 2022. Ceux qui dénoncent la russophobie tendent pourtant à imputer la source du phénomène à l’Occident tout en minorant le rôle des politiques russes dans la production de cette hostilité. Le retournement permet alors de déplacer l’examen : la conduite initialement mise en cause cesse d’être le centre du débat ; c’est celui qui la dénonce qui doit désormais répondre de son supposé biais. Dans l’espace politique étudié ici, l’accusation de russophobie permet ainsi de requalifier une opposition politique en xénophobie et d’accroître considérablement la puissance émotionnelle et morale du grief.
La russophobie qu’on nous montre n’est donc pas seulement un phénomène dont il faudrait établir la consistance. C’est aussi un instrument. Son objet politique n’est pas nécessairement de décrire une réalité, mais de produire une hésitation : que le fact-checker hésite à intervenir, de crainte que la répétition de ses alertes n’entame sa crédibilité ; que l’autorité qui sanctionne soit contrainte de justifier sa propre légitimité ; que le soutien s’interroge. L’existence d’actes russophobes ne démontre pas l’existence de la russophobie structurelle invoquée par ces discours. C’est l’accusation elle-même qui possède une fonction politique identifiable. La russophobie reste ici non établie comme phénomène structurel : son accusation, en revanche, apparaît clairement identifiable comme instrument politique.
- [1] Paul, C., & Matthews, M. (2016). The Russian “Firehose of Falsehood” Propaganda Model: Why It Might Work and Options to Counter It. Santa Monica: RAND Corporation, Perspective PE-198-OSD, DOI 10.7249/PE198.
- [2] Allied Command Transformation (2021). Strategic Foresight Analysis – Regional Perspectives Report on Russia. NATO, p. 45, § 44. Le rapport indique que les opérations russes de manipulation informationnelle cherchent à influencer l’opinion sur des sujets clivants, à renforcer des biais cognitifs préexistants et à « saturate the media field » afin d’amplifier des messages négatifs déjà présents, produisant une « feed-back loop amplifying existing Western divisive content ».
- [3] Sancey, G. (2026). « L’alerte toxique : quand la vigilance informationnelle se retourne contre elle-même. Enjeux stratégiques de la contre-désinformation à l’ère de la guerre cognitive ». Revue Défense Nationale, n° 886, janvier 2026, p. 100-107.
- [4] Phillips, W. (2018). The Oxygen of Amplification: Better Practices for Reporting on Extremists, Antagonists, and Manipulators Online. Data & Society Research Institute.
- [5] Gleicher, N., Franklin, M., Agranovich, D., Nimmo, B., Belogolova, O., & Torrey, M. (2021). The State of Influence Operations 2017-2020. Facebook, Threat Report, mai 2021, p. 4. Le rapport définit le « perception hacking » comme l’exploitation de la crainte des opérations d’influence afin de créer une perception fallacieuse de manipulation généralisée.
- [6] Darame, M., & Gasnier, C. (2026). « Présidentielle 2027 : Glucksmann, Attal, Philippe… les ingérences russes s’invitent dans la campagne ». Le Monde, 7 août 2026 ; François, C. (2026). « Présidentielle : Glucksmann, Philippe et Attal visés par des campagnes d’ingérence russes ». Les Surligneurs, 6-7 août 2026.
- [7] Borrillo, D., & Mécary, C. (2025). L’Homophobie, 4e éd. mise à jour. Paris : Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », n° 3563, ISBN 978-2-7154-3106-5.
- [8] Institute of Innovative Governance (2024). Revealing Russian Influence in Europe: Insights from Germany, France, Italy and Ukraine. Black Sea Trust Fund / German Marshall Fund of the United States, partie consacrée à la France.
- [9] Conseil de l’Union européenne (2025). Décision (PESC) 2025/2572 du 15 décembre 2025 modifiant la décision (PESC) 2024/2643 concernant des mesures restrictives eu égard aux activités déstabilisatrices menées par la Russie, annexe, entrée « International Russophile Movement / Mouvement international russophile ».
- [10] Todd, E., avec Touverey, B. (2024). La Défaite de l’Occident. Paris : Gallimard.
- [11] Todd, E. (2025). « La Russie est notre Rorschach ». Substack, 17 juillet 2025.
- [12] Fedorova, X. (2026). « Monsieur Barrot, où est l’ingérence ? ». Le Journal du Dimanche, 23 août 2026. Sur la mesure administrative : Chemin, A., & Trippenbach, I. (2026). « Xenia Fedorova : comment la France en est venue à prendre un arrêté d’expulsion contre la propagandiste russe ». Le Monde, 29 juillet 2026.
- [13] Philharmonie de Paris, « Nocturne – La Tempête – Rachmaninoff », 30 septembre 2023 ; Philharmonie de Paris, programmation de la saison 2025-2026, comprenant notamment plusieurs œuvres de Tchaïkovski.
- [14] Conseil de l’Union européenne (2022). « Le Conseil adopte la suspension totale de l’accord avec la Russie visant à faciliter la délivrance de visas », 9 septembre 2022. La suspension rétablit les règles générales du code des visas et durcit les conditions de délivrance ; le Conseil précise que les lignes directrices doivent préserver certaines catégories de voyageurs essentiels, notamment journalistes, dissidents et représentants de la société civile.
- [15] Cour nationale du droit d’asile (2023). « Russie : Les Russes ayant refusé de participer à la guerre en Ukraine peuvent obtenir le statut de réfugié », décision de Grande Formation, 20 juillet 2023, n° 21068674.
